Née en octobre 2004, l’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS) est le fruit de la fusion de deux syndicats qui, s’ils ont eu des parcours différents, ont néanmoins eu des fondements similaires.
Le Syndicat des techniciennes et des techniciens de la vidéo et du cinéma du Québec (STCVQ, à l’époque le SNC, créé en 1969) est né de la volonté des directeurs photo du Québec d’éviter que IATSE perce dans le cinéma québécois.
Déjà, à l’époque, le président de l’association professionnelle des cinéastes, qui appuyait le SNC, déclarait (…) la présence et l’action de IATSE au Québec n’ont aucun fondement légal, juridique et encore moins démocratique ». Et pourtant, pendant plusieurs années, le SNC devra négocier plateau par plateau une convention collective entre autres, des projets américains.
L’Association des professionnels de la vidéo du Québec (APVQ), quant à elle, est née en 1991 de la volonté des techniciens de vidéo de négocier leurs conditions de travail sur les productions télévisuelles du Québec.
Chacun à leur époque, ces deux syndicats sont nés de la volonté de professionnels et d’artistes de bâtir leur association à leur image et dans un contexte de productions et de soutien à notre cinématographie et notre télévision. Si la mission de ces organisations est de défendre les intérêts de leurs membres, elles ont toujours participé activement au mouvement de soutien des politiques publiques en culture.
L’AQTIS représente plus de 2,700 artistes et techniciens dans plus d’une centaine de métiers différents dans les décors, les maquillages, coiffures, caméra, son, montage, régie, assistance à la réalisation, post-production, technique, régie TV et production TV. Brunhilde Pradier assume la présidence de l’AQTIS et Michel Charles Major la direction générale.